Soigner sa peau !

Après quelques mois de silence et un été reposant (ce qui est rare, vous l’avouerez), ma nouvelle fulgurance est le soin de mon enveloppe charnelle : ma peau.

Après le soin de l’intérieur par le jeûne, déployons-nous et la prochaine étape est notre interface avec notre environnement : notre épiderme.

La peau : notre filtre

Mettez une goutte de crème sur une table et mettez une goutte sur votre peau : attendez 5 minutes et comparez! La goutte a disparu sur votre bras. Ce constat simple vu dans un documentaire il y a quelques années m’avait interpellé et mis en germe la conscience du rôle de notre peau. Dans l’ère du cosmétique révolutionnaire, rajeunissant, rafermissant,…ra-tout!,  qui se cherche dans des compositions toujours plus complexes et obscures, allant utiliser l’essence de coraux! (ça n’existe pas mais l’incongruité du procédé révèle notre capacité à pousser aux extrêmes), ne voulant plus de phtalates,…ou diminuant son pourcentage pour ne plus être cité en composant,…bref…je me suis posé la question : comment faire pour simplifier tout ça et soigner ma peau!

Revenir aux fondamentaux ancestraux: Le savon de Marseille

Je cite un article lu sur internet :

– Le savon de Marseille, c’est simple, efficace et pas cher.Le savon de Marseille est issu du mélange de deux ingrédients, de l’huile et de la soude, cuits dans un chaudron pendant plusieurs jours. De l’eau salée est également utilisée pour le lavage, mais elle n’entre pas à proprement parler dans la composition. A comparer aux produits cosmétiques actuels, qui affichent souvent des listes de 15 à 30 ingrédients, dont certains sont toxiques, polluants, allergènes ou tout simplement superflus (à commencer par les parfums de synthèse)…

– Le savon de Marseille, c‘est écologique.
Non polluant, le savon de Marseille est biodégradable. Côté ingrédients, l’huile d’olive utilisée par tous les producteurs est issue des grignons, les résidus de la première pression à froid, qui donne l’huile à usage alimentaire. La soude (hydroxyde de sodium) utilisée est le plus souvent obtenue par électrolyse de saumure (de l’eau salée), un procédé peu polluant qui consomme seulement de l’énergie électrique – mais l’industrie de la soude utilise encore parfois des électrodes en mercure, un métal lourd très polluant. Par ailleurs l’huile de coprah et (surtout) l’huile de palme encore trop souvent utilisées engendrent trop souvent des désastres écologiques, avec des conséquences graves sur la flore et la faune locales.

Et encore plein d’arguments de bons sens, que ma grand-mère avait déjà compris il y a 70 ans!

Le savon ne fait pas le moine !

Trouvez un bon fabricant savonnier, qui respecte recette et ingrédients et vous tenez là, la vraie révolution!

Je l’ai fait : savon d’alep à 1%, à 40% d’huile de laurier, savon de Marseille,….en usage quotidien, pour les cheveux, pour la peau, pour le rasage….mes pores retrouvent leur fonction, leur force protectrice, les pellicules s’estompent, les plaies de rasage disparaissent sans prévenir! Il faut un mois pour commencer à sentir ce nouveau confort. Personnellement, je n’utilise pas de savon avec parfum (même naturel), car je pense que c’est le moyen de respecter l’équilibre complexe de notre peau : laissons la nature faire, elle est parfaite, encore et toujours.

Si vous avez des références de bons savonniers, faites-moi en part. L’idéal serait d’avoir plus qu’un nom, des certificats, et du marketing… Assurez-vous du mode réel de fabrication, tester le produit en « méthode scientifique » et voyez le résultat. Si après ça, la réponse est évidente, alors le savon méritera d’être connu, non?! 🙂

Epidermiquement vôtre!

J’ai arrêté de fumer, point.

Quatre mois et pas une clope!!

Je veux partager cette expérience avec de potentiels futurs ex-fumeurs…Ou des accompagnants de fumeurs…Leur rôle est très important, mais…

…mais c’est triste à dire, car je vais commencer par dire un lieu commun : vous seul, pouvez décider d’arrêter de fumer !! Ouais, ca valait le coup de lire ces premières lignes!!!

Personnellement, il y avait uniquement l’angle de la santé qui m’a motivé. D’autres parlent du coût des cigarettes,…je n’y crois pas ! Pour rappel, c’est une addiction, et comme toute addiction, l’argent n’est, parfois, pas un frein,…tristement, finalement. Ci-dessous, je détaille les trois règles que j’ai résumé être les plus importantes, pour emprunter les pistes de l’abstinence de cigarettes. Je précise : je n’ai pas essayé de méthode avec les aimants, d’hypnose, d’acupuncture, de champix, de vapote,…Il a fallu juste travailler sur les règles ci-dessous.

Trois règles :

  1. Essayer toujours plus d’arrêter !!!
  2. Répondre à la cause de chaque cigarette
  3. Ne jamais prendre les deux bouffées de l’ex fumeur conquérant…

1. Essayer toujours plus d’arrêter : C’est le point de départ. Des micro-challenges internes, des petits tests de volonté sur des périodes allant de la minute à la semaine les premières fois. Si vous re-craquez, ce n’est pas grave, c’est une addiction…Mais planifiez la prochaine fois que vous prévoyez de ré-arrêter. Souvent, vous décalerez… Votre entourage peut se moquer de vous : « ah il n’y arrive pas », »il arrête 3 jours et reprends : trop faible psychologiquement!! » Le plus fort est quand le moqueur est un fumeur…Cela vous donne encore plus de courage, non?! Ben, oui, ca devrait. Bref, malgré cela, il faut essayer, ré-essayer, encore et encore,…Et il faut conjuguer ces tentatives avec la règle 2 : répondre à la cause de chaque cigarette.

Tentative

2. Répondre à la cause de chaque cigarette: Processus très important, car il peut se faire sur plusieurs mois, voire années (perso : 5 ans!), et est le véritable moyen d’arrêter, VRAIMENT d’arrêter de fumer.

Petite parenthèse : pendant les 5 ans, en appliquant la règle 1, je me suis laissé tenter, pendant les phases d’abstinence, à fumer une clope le soir, en me persuadant que ça ne comptait pas…De manière apaisée, je considérais que j’avais arrêté de fumer malgré tout…(seul un fumeur peut comprendre cet auto-mensonge). Donc je n’arrêtais pas vraiment, j’avais construit une habitude d’arrêt simulé de la cigarette , comme un jeu, alors que je savais, aux tréfonds de ma volonté corrompue d’addiction nicotinique, que je reprendrais : ce n’était qu’un « répit ». Cette parenthèse est utile à la règle 2, car, dans ces situations où le questionnement nous taraude (fume/fume pas), les réponses, plus difficiles à cerner, me permettaient des avancées majeures, dans la construction de la barrière mentale contre la cigarette.

Donc répondre à la cause de chaque cigarette est l’étape qui travaille la structure de son addiction et les causes profondes du geste du fumeur. Je vais lister des phrases qui sont des réponses classiques de fumeur, justifiant son geste. Je fume parce que :

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  • je suis stressé / je passe mes nerfs
  • c’est sympa une clope avec son café
  • je m’ennuie / je fais quelque-chose au lieu de ne rien faire
  • ça sociabilise
  • j’ai un paquet dans un tiroir…pardon dans ce tiroir, donc…
  • les fumeurs sont plus sympas, plus dynamiques
  • j’ai 5 minutes d’avance
  • je suis tout seul à profiter de ce moment
  • mon chef fume et je ne veux rater aucune occasion
  • ça grattouille la gorge
  • j’aime l’odeur de la cigarette
  • j’aime l’odeur de l’allumette
  • chez moi, on a toujours fumé
  • mon grand-père fumait et il est mort à 92 ans
  • fumer c’est pour les durs
  • fumer, ça me rend plus distingué
  • j’aime fumer
  • …un bon début, je verrai si d’autres me viennent.

A chaque abstinence de cigarette (Règle 1), cette liste grandit. Une pédagogie s’installe et nous permet de comprendre les raisons de notre « attachement » à la cigarette. La démarche permet de valider que l’on est comme tous les fumeurs,…dépendant! Qu’il n’y a, finalement, aucune spécificité dans notre addiction. Ce premier état de fait, permet de banaliser, notre addiction, non pas dans le but de l’intégrer toujours plus et insidieusement dans notre quotidien, mais bien pour l’annihiler indéfectiblement. Trop facile! Ben oui, mais nous n’y sommes pas, toujours pas,…cela ne suffit pas.Pourquoi? Parce que cette quête itérative de la cause de chaque cigarette, qui est en fait une chirurgie à volonté ouverte, donnant accès à la source radicale, de notre geste de fumeur, trouvera des causes, qui, sans nul doute, ne sont pas énumérées ci-dessus. Singulièrement, il se peut qu’une seule phrase ci-dessus soit l’unique raison de votre addiction…Mais encore faut-il la reconnaitre, la comprendre, et la traiter.

Mon exemple : après avoir listé les raisons ci-dessus, je les avais rendu, toutes, futiles, une à une. Mais, malgré cela, je re-fumais…Back to Règle1!! Inexorablement, nous répétons et mettons en oeuvre les Règle 1 et 2. La pédagogie se perfectionne, l’analyse s’aiguise, l’arrêt sera qualitativement, à chaque fois, mieux réussi. Mais nous cédons, parce qu’un collègue sait que vous craquerez, parce que votre femme sait que vous craquerez,…quelle lutte! Inexorablement, nous répétons et mettons en oeuvre les Règle 1 et 2, mais nous re-chutons…pendant 5 ans, et une quinzaine de tentatives. Relisez les phrases, et sachez que, pendant au moins 2 ans, toutes les phrases étaient barrées, mais une, persistait : « JE SUIS TOUT SEUL A PROFITER DE CE MOMENT « , je vais la dire différemment (catharsis oblige!).

« Je vais kiffer cette clope trankil. »

« Personne sait que je suis en train de passer un bon moment à fumer. »

« Tout le monde est couché et moi, je regarde la lune, clope au bec. »

« Il est 5h du matin, on est en rando, je me suis levé, tout le monde dort, et je profite de cette lumière singulière, clope au bec. »

solo

« J’suis en voiture, j’écoute la radio, en route vers un lieu plaisant, j’kiffe cette clope! »

Et il y en a pleins de ces phrases,…qui, pendant 2 ans, m’ont aveuglé et m’ont empêché d’arrêter réellement de fumer. Ces phrases se résumaient dans ce principe de plaisir égoïste. Il est très difficile d’identifier la cause, la plus forte, car toute semble importante à des moments. La pédagogie des Règle 1 et 2 permet d’isoler LA cause résiduelle, finalement survivante des autres. J’avais compris.

Ce fut le 5 novembre 2018…suite à (un acte manqué?) une mauvaise anticipation de consommation de cigarettes, je me retrouvais dans ma voiture, à fumer la dernière cigarette du paquet…Et depuis, jamais plus, je n’ai touché de cigarette.

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GAGNé!!!!!! Je suis un ex-fumeur.

Et NON!!!!!

Ce n’est pas fini, j’ai dit qu’il y avait trois règles !!!!! Donc, « Last but not least », la Règle 3 : « Ne jamais prendre les deux bouffées de l’ex fumeur conquérant. »

3. Ne jamais prendre les deux bouffées de l’ex fumeur conquérant : cette règle est la garantie de l’arrêt durable de la cigarette. Cette règle est indissociable des deux premières. Car, re-fumer même deux bouffées, vous entraîne à la reprise et régle 1 et régle 2… La règle 2, quand elle est bien travaillée, sert la règle 3…Au bout de quelques semaines, l’oubli de la cigarette est réel. Les phases de remémoration de son soi, fumeur, sont présentes, mais s’éloignent de plus en plus. Mais à chaque remémoration, la règle 3 suffit, si la règle 2 est maitrisée. La règle 1 ne s’envisage plus…je suis à 4 mois et 16 jours.

Que vit un non-fumeur? ou un ex-fumeur, désormais non fumeur? L’environnement est re-dessiné, les priorités, donc. On découvre l’existence des non-fumeurs…Cela semble anodin, mais, ne plus fumer change notre regard, sur ses actions, ses pensées et sur les actions des autres et leurs pensées. Petit à petit, nous refaisons partie d’un monde délaissé au détour, d’une erreur juvénile, d’une tentative hasardeuse, qui remonte à plusieurs années souvent, qui nous avait plongé dans cet autre monde enfumé. Le temps prend une autre valeur (car sont éliminés : les pauses clope, les trajets déviés pour passer au tabac, les chewing-gums à acheter pour faire semblant d’avoir une bonne haleine,…). Les délais d’activité continue, au travail, pour les loisirs, pour la famille, sont augmentés (améliorés?). Bref, l’on ne parle plus des règles, excepté pour partager son expérience. Vous remarquerez que je ne parle pas des habituels « teint retrouvé », « goût retrouvé », »souffle retrouvé », qui, pour ma part, n’étaient pas significatifs, car, insuffisants, lors des premières tentatives d’arrêt.

En tout cas, « pourquoi voulons-nous arrêter de fumer? », est la question à laquelle chaque fumeur doit trouver la réponse. Pour moi, c’est la prise de conscience réelle, du risque augmenté de maladies, type cancer et autres dégénérescences. Inutile de s’étendre, je ne peux pas convaincre une personne non encline à arrêter de fumer (Cf. mon deuxième paragraphe).

PoumonCigarette

En revanche, si un lecteur ou une lectrice doute sur le fait de continuer de fumer, ou hésite à arrêter : la règle 1 vous attend…

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Jeûner : le message continue de passer…

Nos vies modernes nous apportent tout le confort dont nous avons besoin mais dans le même temps provoquent de nombreuses maladies de civilisation : diabète, obésité, hypertension, dépression ou cancer. La consommation de médicaments explose. Toutefois, serait-il possible de s’auto-guérir et de détruire nos cellules malades que ce soit les cellules vieillissantes ou les cellules […]

via Le jeûne peut-il nous soigner? — Mon Totem

Je vais arrêter de manger pendant 5 jours …..

Le jeûne thérapeutique: Je commence cet article et irai en le modifiant, tellement le sujet est complexe et, tellement je souhaite vous faire partager mon retour d’expériences. Il y a maintenant 4 ans, j’ai vu un document sur Arte sur le jeûne thérapeutique de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, dont voici le lien vidéo : Reportage.

Je vous conseille de regarder ces 55 minutes de reportage avant de lire la suite de ce que je vais raconter, tout simplement, car plein d’éléments de base de la discussion vous seront fixés, ce qui me permettra de m’étendre particulièrement sur l’expérience personnelle et subjective du jeûne. Depuis 4 ans, j’ai fait 4 jeûnes de durées différentes.(entre 3 et 5 jours, avec ou sans phase de mono-diéte, prè et post-jeûne).

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Le 1er jeûne : quelle aventure? Un sentiment de dépassement de soi m’animait. Comment décider de ne pas manger pendant 5 jours? Ne boire que de l’eau? Mais c’est possible : à la Réunion, la bonne vieille expression, « si ou manz’ pas, oussa tomb faib' », « Goni vide tien d’bout' », bref, « il faut manger sinon on meurt »… Remarque simpliste, il est vrai mais forte de sens : quand vous avez sauté un repas, comment vous sentez-vous? et 2 repas? mais, vraiment « sauter les repas », pas d’encas, pas de chips, pas de barre chocolaté, pas de boisson sucré, pas de cigarette (coupe-faim reconnu),….puis 1er repas sauté puis rien…..puis 2eme repas sauté…..J’insiste mais posez-vous vraiment la question? En toute loyauté, en toute prise en compte de ces conditions?….Personnellement, avant mes jeûnes, aussi aventurier que j’ai pu être, je n’avais jamais vraiment sauté 2 repas dans les conditions ci-dessus.

Attention : avec le recul de plusieurs jeûnes, je peux vous dire que, juste sauter des repas, personnellement, n’est pas une bonne chose à faire, à moins d’y être contraint (ça peut arriver) ou de le faire pour la pédagogie sur ses sensations (comme décrit au-dessus), mais surtout pas de manière récurrente. Je m’explique : la première journée (soit 2 à 3 repas sautés) votre corps va consommer le sucre présent dans votre corps, donc vous ne sentirez rien de spécial et votre corps, avec les années d’over-alimentation de nos sociétés occidentales va parfaitement gérer ce mini-séisme métabolique. L’unique avantage que je verrais, éventuellement, c’est de se dire que c’est la première étape pour pouvoir réaliser un jeûne thérapeutique d’au moins 3 jours dans un second temps. Vous validez la méthode et confirmez que votre volonté vous permet de vous arrêter de vous nourrir pendant quelques heures. Mais la finalité, doit, en effet être la possibilité de faire 3 jours (72h) de jeûne (cf. reportage).

Je reprends mon histoire…Et puis, ce reportage vu une troisième fois, me donne confiance en mon corps. Ma femme, m’accompagne…La confiance dans notre projet, dans la capacité de notre corps à gérer cette situation de « stress » métabolique, étant acquises, nous voilà lancés : nous prenons 3 jours de congés, mercredi, jeudi, vendredi. Nous avons vu qu’il fallait préparer notre métabolisme à la privation, alors nous prévoyons 2 jours de mono-diète à la soupe liquide et aux smoothies pour les matins (faits maison!), donc le lundi et le mardi. Nous corsons l’affaire, en ne mettant pas de sel, ni d’épices dans les préparations….Quelle erreur!!! (cf.plus tard). Donc ce dimanche soir, nous préparons notre soupe des 2 jours à venir et nous nous disons que nous sommes fous…Ce moment est inoubliable.

smoothie

Le mono-diète se passe bien, nous mangeons, liquide certes, mais nous mangeons, et puis le mardi soir arrive. Finalement nous étions pressés, car la soupe de légumes sans sel, ni épice, c’était une mauvaise idée, car même si l’on s’apprête à ne plus manger, les derniers repas ne doivent pas être un calvaire. Le passage au jeûne, à la privation était donc pas très agréable, ce qui n’était pas le but de la démarche, cela va sans dire. Donc je vous conseille de soigner vos derniers repas pour en faire « un rituel de bonnes nouvelles ». Le mercredi est passé sans problème, nous éliminons le sucre de notre corps, tous les organes fonctionnent bien. Le jeudi, est moins évident, car, en résumé, quand vous enlevez la perspective des repas à venir, des vaisselles à faire, de mettre la table, du repos digestif, les journées deviennent de longs moments à combler…Et c’est finalement cela le plus dur à gérer la première fois que l’on ne boit que de l’eau pendant 5 jours!

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Le cerveau a besoin de sucre et de sel pour fonctionner, et d’un coup d’un seul , nous ne lui apportons plus ces éléments facilement…commence alors quels inconforts mais totalement gérables tant que vous avez confiance en votre corps. Important : encore une fois, il s’agit d’une épreuve psychologique à passer. Votre corps ne digère que de l’eau (personnellement, j’ai eu quelques ballonnements, comme si tout bouger pour s’adapter à cette nouvelle donne ou « absence de donne »), et doit se mettre en autonomie de gestion, ce qui, obligatoirement, provoque des révolutions métaboliques internes (le docu explique tout ça très bien). Ce dont je me souviens et que j’aimerais partager avec vous : j’ai ressenti tout mon système d’élimination (reins, poumons,…) se mettre à fonctionner au maximum (10 fois/jour de petite commission, même quelques gouttes claires), je sentais mon cœur battre comme jamais. Mon sang étant extrêmement fluide, j’imagine que mon cœur se faisait plaisir. Au repos, quand je parlais, j’avais l’impression d’avoir fait un 100m en 8.5sec. Quelles sensations déconcertantes?!!mais il faut persister…continuer à écouter son corps et avoir confiance en lui. Sortez, marchez quelques minutes, au grand air. Prenez une douche. Faites des siestes. Reposez-vous et laissez aller. Le 3eme jour a été une formalité. Quelques fantasmes de mousse au chocolat, pour moi… Des pensées d’odeur de viandes grillées…Le 4eme jour aussi. Bis repetita du jour 2 : un chapelet de révolutions métaboliques….et pas de selle depuis le dernier repas solide…Quel cure de jouvence pour certains organes internes!!! Le 5eme jour eut une saveur particulière : nous sommes à quelques heures de la reprise de la nourriture. Alors, nous envisageons la préparation de la soupe de reprise. Nous l’imaginons, pensons les étapes de préparation…bref, nous prenons conscience de l’importance de la nourriture, comme besoin physiologique, mais aussi comme plaisir intense, trop souvent relégué au rang de chose obligée, banale, quotidienne…

La première lampée de soupe….Ahhhh….les papilles se réactivent, se réveillent, nous découvrons la complexité du goût, la complexité de tous ces phénomènes en cascade, (déglutition, salivation,…) dont nous sommes remplis. Je comprends le salé, le sucré, je bois un verre d’eau, si important durant 5 jours, et cette eau, je la vois presque comme un de mes organes internes, un de mes sucs gastriques,…être en osmose avec l’eau serait-il le terme? Avoir vaincu toutes mes croyances sur le fait de ne pas pouvoir résister sans manger,  avoir entendu et communiqué avec son corps de la sorte, voici une expérience que chacun doit pouvoir vivre, une fois dans sa vie.

Je reviendrai à l’écriture si d’autres choses méritent d’être précisées.

Je vous propose de lire les informations sur le site d’Eric Gardon, qui me semble aussi, très complet : site sur le jeûne. Il propose un accompagnement dans le jeûne. Personnellement, n’ayant aucune maladie, et voyant le jeûne comme un comportement préventif, j’ai pu le faire sans aide. J’ai, pour ma part, accompagné des proches dans cette démarche (ma mère, ma meilleure amie, un collègue,…) que j’ai dû convaincre car, je pense que le passage à l’acte est soit lié à une forte volonté pré-existante de le faire ou une prise de conscience des réalités présentées lors que vous racontez vos expériences de jeûneurs ou de relever un défi (rare mais pourquoi pas!). Cet acte va tellement à l’encontre de nos conceptions occidentales, qu’il nécessite, parfois, de longues discussions, des répétitions des grands principes, pour qu’il trouve échos dans notre entourage.

Conseil : il m’est arrivé que l’eau du robinet ne me convienne pas. (1 des 4 jeûnes) Je suis passé à l’eau en bouteille et tout a très bien fonctionné.

 

 

 

Comment les abeilles font-elles pour trouver les meilleurs spots de fleurs?

Souvent je me pose ce type de question et il est difficile d’obtenir une réponse complète, fiable. Je glane des informations sur Wikipédia, ou d’autres sites mais le sujet devient rapidement technique et malgré un assez bon niveau de vocabulaire général, je termine ma recherche avec un sentiment d’incomplétude : ai-je compris le sujet? oui mais pas tout, en fait…est-ce suffisant? Sans doute….et le comble, « ce site raconte ça, c’est peut-être de l’intox » et puis mince! pourquoi me suis-je posé cette question????

Réellement,ça m’intrigue…je veux savoir comment font les abeilles…et là on découvre Jean-Claude, comme je l’appelle, de son nom Ameisen. Ce grand monsieur, humaniste, puit de savoir, que je verrai un jour en conférence, c’est sûr, officie sur France Inter. Quel bonheur!! Une voix chaude, parfaitement audible, un vocabulaire dense, intelligible, méticuleux, une didactique irréprochable, un moment très fort de logique et « d’émotions intellectuelles ». Cette émission est un hymne au partage éclairé du savoir, à l’enrichissement de l’Umami dont je vous parle sans arrêt, cet Umami de vie… au gout de miel, de musique, d’études sociologiques, anthropologiques. Nous voyageons avec les abeilles, nous orientant avec l’axe du soleil, parcourant des distances précises, conversion de nombre de secondes pendant lesquelles l’abeille change le son de ses battements d’ailes (vers 16eme minute de l’émission : La démocratie des abeilles), goûtant à la gelée royale, qui transforme l’abeille lambda en reine, notre ignorance en éclosion royale de savoir. Ces émissions méritent l’attention d’un samedi après-midi au calme, ou d’un réveil aux aurores. Comment nos cellules se différencient dans les premières méioses, pour créer des éléments complétement différents au fil des divisions (sang, os, nerfs,…)? Y-a-t-il un rythme musical universel et apprécié de tous les êtres humains? Des combinaisons de « Crak » »Hrok » »Boum », permettent à des primates non-humains de décrire et communiquer à leurs congénères  des situations dans la forêt? (vers la 44ième minutes de : Aux origines du langage),Pourquoi l’apprentissage des langues à des enfants de moins 3 ans est facilité? On découvre l’activation de la bibliothèque universelle (vers la 7ème minute de : La musique des mots). Les références sont inexorablement citées, les études sont récentes. Bref, voici, selon moi, une contribution majeure à la mission de partage de mon site. Commentez à foison!

J’ai mis les moments exacts des émissions mais toutes les émissions sont vraiment comprises s’ils sont entendues in extenso.

Voici le lien vers le site de France Inter, recueil d’épisodes de « Sur les épaules de Darwin »