Ce monde de brutes….

Quelle expression ressassée, érodée?! « Nous vivons dans un monde de brutes… » Je veux partir de cette phrase, pour dresser un constat, assez funeste, sur notre environnement. Précisons : cet environnement est culturel, lié à nos relations directes (amis, famille,…) et indirectes (pays, travail,…), tissées dans une proximité toute relative.

Donc mon constat n’est qu’une percée dans un oeil de juda, d’une « porte » que nous franchissons le matin pour naviguer dans cet environnement, parmi « les Autres ».

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Si ce constat subjectif est rempli d’angles morts auxquels je n’ai pas accès (et j’en suis désolé…), ce constat m’est apparu comme une vérité limpide, rendant translucide cette porte!

Bien travailler à l’école, être poli avec ses proches (encore heureux!) mais aussi avec des inconnus, suivre les ordres de notre chef, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas… et surtout faire toujours mieux…Quelle sacerdoce!Culture judéo-chrétienne : un jour, une puissance divine te le rendra…

Tâche ardue que de pouvoir, dans la constance de la quotidienneté, appliquer ces valeurs/principes. D’autant plus que nous sommes témoins de situations inexorablement injustes, qui mettent à mal ces principes. Mais nous réconcilions tout ça par une bonne vieille réduction de notre dissonance cognitive. « Culture judéo-chrétienne : un jour, une puissance divine le leur rendra la pareille… »

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Quel mélange, solvant, merveilleux que le mélange de psychologie et de principes religieux?!

Donc continuons.

Chaque jour la « porte » est franchie ; l’on cherche l’espoir, la générosité, la politesse, la solidarité, statistiquement une personne préfère être bien traitée que mal, non?… et puis, patatrac!…. la réalité, tel un miroir déformant, nous présente tous les contraires : violence, mesquinerie, mensonge, stratégie…parfois de groupe, influence…

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La logique présentée est rude de véracité : Il est si difficile de bien travailler à l’école, de ne pas faire de fautes d’orthographes, de savoir parler avec circonspection et discernement,  qu’il y a, finalement, et relativement, moins de gens qui font ces efforts-là. Par voie de conséquences, les « Autres » sont irrémédiablement plus nombreux, et ça se comprend : il est plus facile de faire moins d’effort…. plus facile de demander et d’obtenir, que de faire… plus facile de mentir et d’oublier, de créer une complicité avec un collègue pour en exclure un autre que d’être sincère avec ces deux mêmes personnes…

L’Homme (un grand concept !) a une propension naturelle, lorsque ces besoins vitaux (manger, boire,…) sont résolus, à tendre vers le concept du « Meilleur » (définition primaire : le maximum d’effet avec le minimum d’action). Gagner beaucoup argent en bluffant semble plus facile que moins d’argent en travaillant honnêtement tous les jours… »Réseau-ter » (néologisme très utilisé dernièrement…bizarre!) devient une carrière. La technicité, l’expertise n’a de valeur que s’il y a du réseau alors que pour les réseauteurs le réseau suffit… Le travail de l’expertise, l’humilité que cela représente face à l’apprentissage qui mène à l’expertise, sont associés à du manque d’ambition : Il travaille bien mais ce n’est pas comme ça qu’il va réussir. Ouch!!

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Je sais que vous l’avez entendu cette phrase…parfois, même, vous n’avez rien dit… et parfois, vous l’avez même dite , cette phrase !!!! non?? Ok, ok…Peu importe… STOP !

Diplomatiquement, valorisons le travail des humbles, des experts, des sans-fards, auprès des prescripteurs trompés (un dirigeant, un chef de service, un client…) et dénigrons, poliment, les opportunistes, les « souriants », les mini-lobbyistes, ce qui réseaute pour réseauter.

Apprécions les gens, et après les moments, apprécions le travail, et après le résultat. Le management d’aujourd’hui ne voit que le prisme du résultat, et il se trompe, car les étapes pour atteindre ce résultat, c’est oublier l’âme des actions, le sens des choses, la culture de l’exécution. C’est, être dans la Grotte de Platon, voir sans comprendre et, donc, demander plus pour le fait même de demander et d’obtenir…La brute naît !

Bref, funeste réalité, qui a renoncé à lutter et qui s’inonde d’ivresses illusoires massives. L’ivre est un tireur d’élite qui veut dézinguer en premier alors que ses compères ont caché la bouteille avec le beretta. Dans la supercherie, la complicité est basse, et n’est pas du côté de la victime. Cette dernière, impuissante, dernier bastion de la droiture, n’a que très peu d’option….se servir son premier verre ou préparer les antalgiques. Les brutes sont nombreuses!

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Que faire devant l’impasse?!

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